lundi 20 août 2018

Chênes baobabs à la fleur de sel


Certains des chênes verts du Montado des Cebolas ont des allures de véritables baobabs. Leurs formes et leur âge nous invitent à leur donner des noms. J'avais craint que nous en perdions à cause de la sècheresse de 2017. Mais ils ont tenu bon. Ci-dessus, voici le "derviche" en été 2017. Et ci-dessous, le "trou virevoltant" en été 2018, magnifié par Delphine à l'aquarelle à la fleur de sel de Guérande.



dimanche 19 août 2018

La ruche bleue et les cétoines noires


L'an passé, les fleurs de cognassier avaient été victimes d'une pullulation de cétoines grises, avec pour résultat une faible récolte de fruits. Cette année, les cétoines grises nous ont épargné. Mais leurs cousines, les cétoines noires (Protaetia/Netocia morio), ont élu domicile à l'entrée de notre ruche bleue. Tant que la grille est bien fixée, la cétoine noire semble incapable d'entrer dans la ruche et de se gaver du miel dont elle raffole. Les abeilles revenant de leurs explorations avec les pattes pleines de pollen semblent les considérer plutôt comme des obstacles à contourner. Pas aussi préoccupant donc que le petit coléoptère sud-africain des ruches (Aethina tumida).

samedi 18 août 2018

Poetry, paintings, ceramics... on the walls



The summer is also the right time for enriching the walls landscape with some extra beauty. I dream of a village full of poems and of Vhils-type street art à la Alandroal. This year, we added our little stones: a poem of Eugenio de Andrade, a cat painted in Japanese style and a sandstone azulejo crafted by Anne-Marie Dehon, expressing our farming philosophy.



Nightlife in Campinho's sky, streets and farms


L'été sec et sans nuages crée les conditions idéales pour l'observation des étoiles et de divers phénomènes astronomiques. Nous avons même droit à notre petit observatoire local à Cumeada. Cet été 2018, nous avons eu l'occasion d'admirer dans les meilleures conditions une éclipse totale de lune le 27 juillet, suivie d'une pluie d'étoiles filantes le 12 août. 


Et puis, le soir, sur le chemin de la ferme, on en profite aussi pour faire un brin de causette avec nos voisines les plus proches, situées à plus de 3 km de chez nous, à la sortie du village. C'est une des choses magiques des villages perdus de l'Alentejo lorsque chacun sort sa petite chaise devant sa porte à la nuit tombante pour profiter de la fraicheur extérieure et poursuivre la conversation de la veille avec ses voisins proches. Evidemment, cela n'existe qu'en raison d'une série de choses, dont des rues avec peu de traffic et une télévision pas trop présente.


Au Monte, la vie nocturne se poursuit à la lampe frontale, avec parfois des rencontres inattendues qui focalisent l'attention de nos adolescentes.


Afternoon swim in Amieira, with cairns



There is a sense in which the new Alqueva lake has left Monte das Cebolas unchanged. For someone who does not know about the lake, the views haven't changed much at the farm itself. The dry montado seems identical to what it was 50 years ago. When we sit in front of the farm in the evening, we see on the horizon the lights of Povoa de Sao Miguel, without necessarily imagining a freshwater sea in between. And yet, at the same time, this huge body of water and its numerous islands is actually very present in our minds. And it is only a few hundred meters away from the farm.

One of the ways in which it changes our life is through making it possible on the very hot summer afternoon to refresh ourselves. One of our preferred spot is the Amieira village jetty. There will soon be a beach there. In the meantime, we enjoy the peace of that place with its olive grove that seems to be flowing into the lake.


Sometimes, people feel the need to add an artistic touch, as did two German baba cools who left us some nice little cairns

Low carbon farming... with a Cube Kathmandu and Swedish bags



Les mains de S.


Ces mains sont celles d'un homme qui a travaillé des années au Monte das Cebolas. Il y a pétri le pain, cuit dans le four à pain du garage. Il y a travaillé la terre à la houe. Il a dû y semer tant de laitues, de tomates, de poivrons, de persil,... Aujourd'hui encore, son petit jardin potager au coeur du village est une merveille. Il vient de Serpa dont il a gardé le nom et a rejoint Campinho pour une vie entière, par amour pour Dona A. Il a dépassé les 80 ans. L'été, c'est un bonheur quotidien de le croiser sur le chemin du Monte da Açorda. Il est assis, accompagné de son épouse, profitant de la fraicheur du soir. On se serre la main, et on échange quelques mots sur notre passion commune ... et sur la vie.

The bathtub and the little owl


We were having an early morning walk. And as always, there are unexpected things happening that force us to change our plans. There was something strange hanging to the bathtub that we use to give water to our ewes. We looked closer and it turned out to be a little owl (Athene noctua). It had fallen into the water during the night and had tried to escape through the upper hole. I thought that it was dead but M. noticed that it was still alive. I took it out carefully. It was totally soaked and a little bit surprised to see us. Was it wounded? It turned out not to be: after two days, it flew away! Little owls are one of our three owls species at the farm and we just love them.


Amphibians in the dry summer




When temperatures exceed 40 C° in the heart of the dry Alentejano summer, we don't immediately think about amphibians. Yet, this summer has given us the opportunity to come across four species at the farm, out of the 10 that we have had the chance to observe so far. Some of them take advantage of the irrigation and mulching of our fruit tree basis. It was the first time that I got the chance to observe mature individuals of Western Spadefoot (Pelobates cultripes, above) - we had identified tadpoles earlier this year. Incredible eye, and unexpected back legs. And then, while mulching the fruit tree basis with straw at the horta, I found a small Iberian painted frog (Discoglossus galganoi, below), that we had never observed at the farm so far.



Add to this a few Natterjack toads (Epidalea calamita), the most observed amphibian at the farm, and the delicate mediterranean tree frog (Hyla meridionalis, below), and you get the perfect summer that any farming herpetologist can dream of!

lundi 23 juillet 2018

Le Longanier et la guêpe polistes


Le longane n'est pas exactement le fruit le plus connu pour un européen. Sur les conseils de Jean-Paul, je me suis risqué à planter un Longanier (Dimocarpus longan) au village, mieux abrité du froid l'hiver. L'arbre passe allègrement son second été et le voilà en fleurs. Parfum de jasmin assuré, côtoyant le parfum de cannelle des fleurs de verveine (Aloysia citrodora).


Les hyménoptères se balladent entre les fleurs d'Origan, de Jujubier et de Longanier. L'un d'entre eux est la guêpe Polistes gallica.


Petit festival hyméno au village



La guêpe Polistes n'était pas la seule butineuse au travail. C'était un vrai petit festival hyméno ce week-end, avec plusieurs genres représentés: Anthidiellum (supra), Megachile (notez le petit acarien sur son thorax), etc. De toute beauté, et en plein centre du village de Campinho. Avis à mes amis spécialistes pour l'identification des espèces...






samedi 16 juin 2018

Chaulage



Les dernières pluies semblent nous avoir quitté, même s'il bruine encore le matin. Les températures sont basses et le vent est bien présent. Nous sommes au début juin, à l'issue d'un printemps absolument exceptionnel. L'occasion de suivre les conseils de Jean-Paul. Une fois les rejets coupés et les troncs dégagés, nous paillons un maximum d'arbres, et surtout, nous chaulons leurs troncs. Le chaulage a diverses vertus. Mais celle que nous privilégions ici est la protection contre la fragilisation de l'écorce due à l'exposition au soleil intense de l'été. C'est la première année que nous entreprenons un tel chaulage systématique. Le résultat fait un peu penser au paysage d'une bétulaie ibérique...









Le grand verger: c'est parti!




Ce printemps, c'est le début du grand verger. Nous avions préparé les emplacements à l'automne avec le bulldozer. Les plantations furent faites à Noël. L'installation solaire fut installée en avril. Et voici nos deux premières lignes en train de sortir de terre. On avait aussi semé un peu de Phacelia tanacetifolia - engrais vert mellifère bien connu - sur les monticules de terre. En avril (ci-dessus), certaines d'entre elles commençaient à se montrer. Mais en ce début juin (ci-dessous), les Phacélies sont en pleine floraison. En paillant les jeunes arbres, nous veillons à ne pas faire disparaître leur belle couleur lilas.